Rêve de paix

Ce blog pour partager un espace citoyen avec ceux et celles qui croient encore qu'un autre monde est possible...

17 septembre 2007

Journée de commémoration pour SEMIRA ADAMU

SEMIRA ADAMU 2007


Journée de commémoration le 22 septembre 2007

à 15 heures dans le hall de l’aéroport de Zaventem



9 ans que Semira est décédée,  étouffée par le mépris et la violence des politiques inhumaines d'immigration belge et européenne !

Nous vous invitons à venir rendre hommage à cette jeune femme qui s'était réfugiée en Belgique et fuyait un mariage forcé au Nigéria.  Son appel à l'aide et le refuge qu'elle est venue chercher en Belgique lui ont été refusés, pire on l'en a punie et humiliée. Elle a été enfermée et a subi de nombreuses vexations, 6 tentatives d'expulsion hors de notre pays vers un pays qui n'était pas le sien.  La dernière "tentative" lui fut fatale.  Les gendarmes accompagnateurs l'ont étouffée dans l'avion, le sourire aux lèvres.

Semira reste emblématique de la violence faite aux femmes de par le monde tout
comme de la violence extrême exercée à l'encontre des étrangers par notre Etat
et son bras armé.


APPEL

Depuis la mort de Semira, la situation ne s'est pas améliorée. Nous nous devons de constater que le nombre d'expulsions augmente toujours. Cela risque de ne pas changer car plus que jamais ces hommes, ces femmes et ces enfants sont des chiffres, des quotas.
Dans les notes qui émanent jusqu’à présent des négociations gouvernementales, on
semble s’accorder sur un processus limité de  régularisation;  mais aussi en même temps sur l’accroissement de la capacité de détention d’étrangers, donc du nombre d'expulsions. La machine continue sa marche et la construction d’un nouveau centre fermé, « inaugurée » il y a peu en témoigne.
Ces expulsions se passent dans l'anonymat total, sans aucun contrôle extérieur.
Nous récoltons quotidiennement des témoignages de violences graves à l'aéroport sur les personnes qui  s'opposent à leur déportation.

Certains partis, syndicats, ainsi que beaucoup d’associations et de citoyens ont signé un moratoire pour réclamer l’arrêt des expulsions tant que la politique gouvernementale en matière de régularisation n’est pas définie.  En effet, de nombreuses personnes expulsées aujourd’hui pourraient être dans  les conditions d’une régularisation même partielle, si elle se précise ! Des bourgmestres ont appelé à la désobéissance civile. Ils refusent  d’encore participer aux arrestations de personnes et familles sans papiers dans leur commune.

Nous exigeons que ce moratoire soit concrétisé et demandons l'arrêt immédiat des expulsions.

Nous appelons chacun à refuser ce non - respect des personnes, cette violence symbolique et physique inacceptable qui s'exerce dans les aéroports et les centres fermés. Nous refusons de collaborer à un système digne d’un régime répressif.
Nous réclamons de notre gouvernement belge à venir et de l’Union européenne dans
son ensemble une politique migratoire respectueuse des droits fondamentaux de chacun.


Dès aujourd'hui, faites le choix d'être actif pour la mémoire de Semira et plus largement pour ces revendications: arrêt des expulsions et suppression des centres fermés!

Transmettez, distribuez cet appel à vos proches, vos amis, vos collègues, à votre carnet d'adresses e - mails,…C’est important que tous se souviennent…
Prenez un peu de temps de discuter, d’expliquer s’il le faut…

D'une manière ou d'une autre, vous avez votre place dans cette mobilisation solidaire. Rejoignez-nous !!

HABILLEZ VOUS  EN NOIR ET APPORTEZ DES FLEURS, BEAUCOUP DE FLEURS POUR
COMMEMORER LA MEMOIRE DE SEMIRA

ce 22 septembre à l’aéroport , là ou elle a été assassinée en 1998 !
Pour ceux qui veulent : Départ collectif pour accompagner les sans papiers en
bus et en train : RV sur les marches de la gare du Nord à 14 heures.

Pour ceux dont la signature manque…
signature de soutien à l'appel

- Association
...............................................................................................
- Nom du signataire
......................................................................................

Premiers signataires :

   * BASTA ! - Anvers
   * CRER - Coordination Contre les Rafles, les Expulsions et pour la
Régularisation - Bruxelles
   * VAK - Vluchtelingen Aktie Komitee - Gand
   * CRACPE - Collectif de Résistance aux Centres pour Etrangers - Liége
   * MOUVEMENT CITOYENS PALESTINE
   * LDH - Ligue des Droits de l'Homme - Belgique
   * PTB- PVDA Parti du Travail de Belgique - Riet Dhont
   * Union des Locataires Marollienne - Dominique Huysmans, Manu Rabouin,
Jean-Marie Stroobants
   * Association est Pateras de la vida Maroc - balga mohamed
   * RESF - Réseau Education Sans Frontières - Pierre Cordelier - France
   * UFLED asbl - L'Union des Femmes Libres pour l'Egalité des Droits -
Naima
Boudida
   * RESF 57 - Isabelle MIRE - Moselle FRANCE
   * Femmes Prévoyantes Socialistes - dominique dauby secrétaire des FPS
liège
   * Cercle Interculturel Antonio Gramsci ASBL - Vandormael Raymond
administrateur
   * asbl Barricade - Nicole Van Enis
   * PARTIJ VAN DE ARBEID
   * Acteurs de l'Ombre - Roland REUTER
   * Links Libertair - Koen Zelderloo
   * Coordination Nationale d'Action pour la Paix et la Démocratie -
François
Graas - Responsable secteur citoyenneté
   * Christenen voor het Socialisme
   * Educatief medewerkster vzw AIF - Diana Zangari
   * LCR   Ligue Communiste Révolutionnaire - Isabelle Ponet
   * Afrique Autrement / Afrika anders - Lodonou.K. Yves
   * Formateur Ceppst-FGTB - Fontaine Pascal
   * Didier Somzé - enseignant Liège
   * Eva Doumbia, metteur en scène, Marseille
   * Assemblée des voisins. . . !

CRACPE –www.cracpe.tk
VAK- www.vluchteling.be
BASTA!-www.basta.org

C.R.E.R. – Bruxelles : INFO  -  http://regularisation.canalblog.com/
Tél : 0496 40 33 09 - 0473 62 87 33


Soutien a la CRER au N° Triodos  :  523 - 0801898 - 74

Posté par npreudhomme à 20:57 - Réfugiés - Commentaires [1] - Permalien [#]

12 août 2007

Keny Arkana > Autre Monde Possible


Keny Arkana > Autre Monde Possible
Vidéo envoyée par niconues

Documentaire inédit : "Un Autre Monde est Possible" / Keny Arkana

écouter l'interview et voir son clip / La Rage :

http://www.nuesblog.com/?396/Keny-Arkana-entre-la-rage-le-talent-et-la-foi

Posté par npreudhomme à 21:42 - Actions citoyennes - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 juin 2007

Témoignage Palestine 2003

Il y a quelques jours, une personne sur le point de partir en Israël, m'a rappelé que j'avais écrit un carnet de voyage, sur ce que j'avais vécu lors de mon séjour en Palestine, en août 2003. Celui-ci m'était complètement sorti de la tête...

Depuis le mois d'août 2003, la situation s'est hélàs bien aggravée.

Je vous livre ici mon témoignage, que j'avais écrit à vif, lors de mon retour...

Palestine_2003

Nathalie

Posté par npreudhomme à 12:10 - Palestine - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 juin 2007

Amnesty International au défi du conflit israélo-palestinien

Ce mercredi 27 juin, j’ai assisté au débat intitulé : « Amnesty International au défi du conflit israélo-palestinien », qui a eu lieu dans une salle studieuse de la Bibliothèque royale.

Les intervenants étaient les suivants :

  • Philippe Hensmans : directeur d’Amnesty International Belgique francophone et participant à 2 missions en Israël et dans les territoires occupés

  • Jean-Jules Docquir : ancien président d’AIBF et responsable de la Coordination ITOP (Israël et territoires occupés palestiniens)

  • Pascal Fenaux : rédacteur en chef de « Libertés ! » et en charge d’Israël et de la Palestine pour l’hebdomadaire français « Courrier International »

Pascal Fenaux a commencé par un rapide exposé historique sur la région :

1947 – Plan de partage entre 2 Etats

1949 – Cessez-le-feu avec non respect du plan de partage et Israël qui s’octroie 78 % du   

             territoire. Un peu plus de 50 % des Palestiniens, soit plus d’une personne sur deux, deviennent des réfugiés.

1967 – Guerre des 6 jours. Jérusalem Est est annexé et largement étendu par les Israéliens.

1993 – Accord d’Oslo entre l’OLP et le gouvernement d’Ytzak Rabin, qui comprend la reconnaissance du peuple palestinien (et non de l’Etat Palestine) et les accords d’application de l’autonomie. Or ces zones d’autonomie ont toujours été coupées par des corridors de sécurité.

2000 – Les accords n’aboutiront pas. Il n’y plus aucune continuité territoriale. Le processus de colonisation a été ininterrompu depuis 40 ans, et a même continué pendant les processus de paix. L’opinion publique israélienne ne suit plus Ehud Barak et une partie de l’opinion palestinienne (dont le Hamas) ne soutient plus Yasser Arafat dans ses dernières discussions. On observe alors le deuxième soulèvement du peuple palestinien.

2007 – Colonisation continue, les zones interdites sont de plus en plus nombreuses + extension du mur. Implosion entre le Fatah et le Hamas. Suite aux dernières élections, le parlement est majoritairement du Hamas, tandis que le gouvernement est investi par le Fatah.

Ensuite, Monsieur Philippe Hensmans, a expliqué l’évolution d’Amnesty. Au départ, Amnesty avait comme mandat la défense des droits civils et politiques, ce qui correspondait essentiellement à la défense de la liberté d’expression et d’association. Ce mandat s’est révélé à certains moments frustrant. Par exemple, lorsque Amnesty International faisait un reportage sur la Thaïlande, il n’avait pas grand-chose à dire sur les prisonniers d’opinion politique, mais devait se taire sur le réseau étendu de l’esclavage sexuel des enfants (car ce sujet ne rentrait pas dans le mandat).

Or, la ligne de conduite d’AMNESTY INTERNATIONAL est une balance en fonction des capacités juridiques, financières et les ressources dont l’organisation dispose. De plus, ce sont les bénévoles qui déterminent les orientations et non un cercle restreint. C’est ainsi que depuis 2001, le mandat d’Amnesty s’est élargi à la défense des droits humains concernant la torture, la peine de mort et les disparitions, mais également le droit humanitaire.

Ph. Hensmans a notamment expliqué que l’organisation était victime des médias. Par exemple, l’activité d’AMNESTY INTERNATIONAL consacrée au conflit israélo-palestinien est surdimensionnée par rapport aux autres conflits dans le monde qui engendrent un nombre bien plus élevé de victimes (notamment 200 000 victimes au Soudan, 3 millions au Congo).

Au départ, AMNESTY INTERNATIONAL refusait de travailler sur le droit humanitaire car cela signifiait quelque part qu’il diminuait ses exigences par rapport aux gouvernements. Mais cette prise de position faisait que AMNESTY INTERNATIONAL ne pouvait rien dire pour les Etats en guerre.

Or, pour AMNESTY INTERNATIONAL, il faut respecter les conventions de Genève y compris pour les Etats en guerre.  C’est ainsi que dans les témoignages recueillis, un officier de l’armée israélienne a affirmé : «  Vous pouvez tuer des civils tant que ce n’est pas excessif. On appelle cela les « dégâts collatéraux ». Pour Tsahal, on peut accepter 1 civil tué pour un militaire tué.

AMNESTY INTERNATIONAL est là pour dire ce qui se passe, n’est pas là pour apporter une aide matérielle d’urgence et n’a pas d’agenda politique. Ph. Hensmans ajoute : «  On n’est pas là pour exiger la paix. Nous pensons que l’usage de la violence n’est pas interdit, sauf lorsqu’il s’agit de tuer des civils. Nous ne sommes pas une organisation qui soutient des gouvernements ou des mouvements de l’opposition. Il s’est révélé que des anciens prisonniers que nous avions aidé à obtenir leur libération par l’envoi de lettres, lorsqu’ils ont été libérés et ont eu accès au pouvoir, sont devenus de vraies crapules. Nous sommes indépendants des mouvements militants, de quel côté qu’ils soient»

Il explique également qu’il est important de rappeler les obligations par rapport au droit humanitaire. Il est très frustrant de dénoncer le non respect des droits humains et de voir la Communauté Internationale qui ne prend pas ses responsabilités. « Mais nous restons convaincus que c’est une obligation de témoigner. Ceux qui se taisent sont complices ! Un jour ou l’autre, la justice reprendra ses droits, comme on l’a vu par le passé pour le Chili. »

Donc, depuis 2001, AMNESTY INTERNATIONAL a élargi son mandat au respect des droits éco-socio-culturels basés sur les discriminations. Concernant le conflit israélo-palestinien, AMNESTY INTERNATIONAL dit « oui au Mur, mais à l’intérieur des frontières d’Israël », dénonce les barrages arbitraires, les colonies, la démolition des maisons, l’impunité des colons et la destruction de l’économie palestinienne qui ne fait qu’augmenter la pauvreté.

«  Nous faisons une analyse en terme de droits par rapport aux obligations d’Israël. Quelle est la volonté de la Communauté internationale de mettre en œuvre les résolutions des Nations-Unies ? AMNESTY INTERNATIONAL ne respecte pas toujours les Résolutions des Nations-Unies car elles reflètent souvent un rapport de force politique à un moment déterminé. Donc, c’est sujet à discussion. Beaucoup de gens s’accrochent au respect des Résolutions dans le conflit israélo-palestinien. AMNESTY INTERNATIONAL s’accroche lui au respect des droits humains ».

Jean-Jules Docquir nous a témoigné la rage qu’il ressent à chaque fois qu’il entend un « droit humain » non respecté, comme celui des femmes palestiniennes qui perdent leur enfant au checkpoint car on ne les a pas laissées rejoindre l’hôpital à  temps. J-J Docquir explique : « qu’une fois qu’on a crié : «  Non à l’intolérable », nous devons revenir à l’application de la législation. AMNESTY INTERNATIONAL est dans ce champ d’action là uniquement et je pense que cela paiera à long terme. »

Etant de nature optimiste, JJ Docquir nous cite toutes les réussites d’AMNESTY INTERNATIONAL, comme la nouvelle loi interdisant  l’utilisation des Palestiniens comme boucliers humains par l’armée, la dénonciation des exécutions extra-judiciaires, la libération de prisonniers palestiniens.

Il conclut : «  Le sens de nos luttes et appels, c’est l’envie que chaque personne ait droit à la dignité humaine. » 

Ensuite, nous sommes passés aux questions-réponses dans la salle.

COMMUNIQUES DE PRESSE

Une personne s’étonne que AMNESTY INTERNATIONAL ait produit 2 communiqués de presse sur l’enlèvement du soldat israélien et le journaliste, et non sur les 10 000 palestiniens emprisonnés à ce jour.

Ph. Hensmans répond qu’AMNESTY INTERNATIONAL n’est pas une agence de presse, qu’elle communique 2 à 3 communiqués par jour et donc ne peut pas tout relayer.

HAMAS

Une autre personne demande ce qu’AMNESTY INTERNATIONAL pense sur le fait qu’Ismael Hanieyh a reconnu l’existence d’Israël et que malgré cela, les choses n’ont pas avancé.

Pascal Fenaux répond que nous sommes dans une logique de rapport de forces politiques. Il était prévu que le Hamas rentre dans l’OLP. L’OLP qui n’a qu’un statut d’observateur à l’Assemblée générale des Nations-Unies. C’est une sorte d’Etat sans territoire.

Il ajoute qu’il est surprenant que les questions que l’on se pose pour le Hamas, ne soient pas posées pour le Fatah. Ceux qui ont fui dernièrement au barrage d’Erez étaient sans doute ceux qui avaient torturé auparavant. Le Hamas s’est fait justice lui-même.

Ph. Hensmans ajoute que AMNESTY INTERNATIONAL n’est pas là pour faire des analyses des programmes politiques mais bien pour vérifier l’impact des politiques menées sur le terrain. Le travail d’AMNESTY INTERNATIONAL est essentiellement juridique. AMNESTY INTERNATIONAL peut par exemple fournir des éléments au niveau du droit International pour aiguiller la Cour israélienne. D’autre part, AMNESTY INTERNATIONAL peut soutenir des familles palestiniennes qui vont devant la Haute Cour afin de faire prévaloir certains droits humains. 

Ainsi, AMNESTY INTERNATIONAL se permet de critiquer l’Union Européenne car elle agit parfois dans une dynamique politique et devrait au contraire plus tenir compte du respect des droits humains.

Enfin, la position d’AMNESTY INTERNATIONAL est qu’il ne peut y avoir d’accord de paix sans lutte contre l’impunité, c’est-à-dire qu’on ne peut pas mettre au pouvoir des gens qui ont du sang sur les mains.

DROIT AU RETOUR DES REFUGIES

La position d’AMNESTY INTERNATIONAL : Le droit au retour fait partie de la Convention de Genève mais doit être adapté au contexte et s’appliquer graduellement. De plus, il s’agit d’un droit individuel au retour. Il est balancé par le fait que tout le monde ne va pas rentrer.

Le droit au retour ne se partage pas. Si on reconnaît le droit au retour aux Palestiniens, il faut aussi parler du droit au retour des Juifs marocains, irakiens ou syriens, droit au retour ou à la compensation.

Pour AMNESTY INTERNATIONAL, les résolutions des Nations Unies manquent de légitimité, car elles ne s’appliquent qu’à des situations particulières. Il faut plutôt se référer à des traités internationaux.

DROIT A LA RESISTANCE

AMNESTY INTERNATIONAL a les mêmes exigences vis-à-vis de groupes armés étatiques ou non en ce qui concerne le droit des prisonniers, etc…

AMNESTY INTERNATIONAL considère Israël comme une puissance occupante et dans ce cadre-là, il a des règles à respecter, notamment concernant le déplacement des réfugiés.

Pascal Fenaux explique par exemple que Shaul Mofaz a dû quitter l’Angleterre en catimini car des plaintes avaient été déposées contre lui. Ehud Barak aura probablement des ennuis également. D’où le fait que les archives emmagasinées par AMNESTY INTERNATIONAL serviront peut-être un jour pour lutter contre l’impunité, comme elles ont servi pour le Chili.

ISRAEL = DEMOCRATIE ?

AMNESTY INTERNATIONAL n’a pas de position officielle sur la notion de démocratie (excepté la démocratie interne à l’organisation), car on peut porter le nom de « Démocratie » et ne pas appliquer les droits humains.

Pascal Fenaux ajoute : «  Israël est une démocratie parlementaire. Cela en fait une condition nécessaire pour la démocratie mais pas suffisante. »

Concernant le droit humanitaire, AMNESTY INTERNATIONAL observe les moyens utilisés pour atteindre les objectifs visés. AMNESTY INTERNATIONAL dénonce les exécutions extra-judiciares car cette dénomination cache tout simplement l’application de la peine de mort, puisque les victimes n’ont même pas droit à un procès. 

Personnellement, ce débat m’a permis de mieux comprendre le mandat et les missions d’AMNESTY INTERNATIONAL. Je ne suis pas convaincue par la réponse apportée au choix des communiqués de presse. AMNESTY INTERNATIONAL a revendiqué pendant toute la soirée qu’elle ne prenait pas de position politique. Or, pour moi, choisir tel ou tel sujet à mettre en avant dans les médias, c’est déjà un choix politique.

Enfin, étant donné que le mandat d’AMNESTY INTERNATIONAL s’est élargi au respect des droits socio-économico-culturels des populations, je me demande s’il est possible pour AMNESTY INTERNATIONAL d’envisager comme action militante, au même titre que les lettres, un boycott des produits israéliens tant que cet Etat ne respecte pas les droits humains…

Nathalie

Posté par npreudhomme à 23:27 - Palestine - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 juin 2007

Manifestation pour la régularisation de tous les sans papiers

Manifestation pour la régularisation de tous les sans papiers

Ce dimanche 17 juin, nous avons participé à la Manifestation nationale pour la régularisation de tous les Sans Papier.

Nous étions à peu près 8000 personnes pour revendiquer :

  • La régularisation de tous les sans papiers

  • L’arrêt immédiat des expulsions et la suppression des centres fermés pour étrangers

  • La reconnaissance du droit au séjour, fondé sur la liberté de circulation et d’installation

  • La mise en œuvre d’une citoyenneté qui ne soit pas limitée par la nationalité ; par la reconnaissance du droit de vote  et d’éligibilité  à toutes les élections pour tous les habitants de ce pays

  • L’annulation inconditionnelle de la dette des pays du Sud, la fin de tout soutien aux dictatures, aux guerres impérialistes et néo-coloniales, la révision en profondeur des règles du marché international largement défavorables aux peuples du Sud.

17_juin_043

L’ambiance était chaleureuse et le soleil était au rendez-vous. Pourtant, un étrange sentiment m’a envahi à la fin de la manifestation : le sentiment de ne pas en avoir fait assez, de laisser ces hommes et ces femmes retourner seuls… 

De quel sens de l’accueil pouvons-nous témoigner ici en Europe ?

Un peu après le concert, nous avons rejoint les « Assemblées populaires de Bruxelles », lieu adéquat pour se réapproprier une parole politique, sur laquelle nous pouvons espérer fonder des actions communes.

Nous étions une vingtaine à débattre sur les pistes possibles :

-          s’informer sur les initiatives lancées par les banques du Sud

-          consommer autrement (acheter et/ou cultiver local)

-          s’organiser par petit groupe et se prêter de l’argent « sans intérêt », (système basé sur la confiance mutuelle) …

Bref, les propositions d’action étaient très intéressantes et je vous invite sincèrement à participer aux prochaines assemblées.

Renseignements sur les dates et lieux des prochaines assemblées : forum@bendyglu.domainepublic.net

Nathalie

Posté par npreudhomme à 16:24 - Réfugiés - Commentaires [0] - Permalien [#]

Message d'accueil

Bonjour,

J’ai décidé de commencer ce blog…

L'envie de m'exprimer

L'envie de partager un espace citoyen avec ceux et celles qui croient encore qu'un autre monde est possible !

Nathalie

Posté par npreudhomme à 13:16 - Commentaires [1] - Permalien [#]